Visa salarié : ce que les RH doivent préparer côté employeur

Visa salarié : ce que les RH doivent préparer côté employeur

Entretien d'embauche dans un bureau moderne

Photo : Vitaly Gariev sur Pexels

Recrutement international

Quand une entreprise recrute une personne qui vit hors de France, le visa n'est que la deuxième étape. La première se joue côté employeur, avec la demande d'autorisation de travail. Un service RH qui connaît la procédure évite des semaines de flottement et un candidat qui attend sans savoir quoi fournir.

L'ordre des étapes

Pour un salarié qui réside à l'étranger, la séquence est la suivante. L'employeur demande l'autorisation de travail. Une fois celle-ci obtenue, il l'envoie au futur salarié, qui dépose sa demande de visa de long séjour au consulat de France. C'est ce que décrit service-public.fr dans sa fiche sur l'autorisation de travail d'un salarié étranger (vérifiée le 18 juin 2026).

Inverser l'ordre ne fonctionne pas. Un candidat qui dépose une demande de visa salarié sans autorisation de travail présente un dossier incomplet. Le rôle des RH est donc de lancer la démarche tôt et de tenir le candidat informé de son avancement.

ÉtapeQui agitOù
Publication de l'offre (sauf exceptions)EmployeurCanaux de recrutement habituels
Demande d'autorisation de travailEmployeur ou son mandataireTéléservice en ligne (ANEF)
Transmission de l'autorisation au candidatEmployeurPar voie électronique ou courrier
Demande de visa de long séjourFutur salariéFrance-Visas puis consulat
Arrivée et formalités de séjourSalariéEn France

Ce que l'administration examine côté employeur

La demande se fait uniquement en ligne, par l'employeur ou par une personne qu'il mandate. Service-public.fr liste plusieurs critères examinés. Nous les reprenons tels qu'ils sont publiés.

  • La situation de l'emploi : l'offre doit avoir été publiée pendant 3 semaines consécutives dans les 6 mois précédant le dépôt, sauf si l'emploi figure sur la liste des métiers en tension.
  • La rémunération, qui ne peut pas être inférieure au Smic.
  • Le respect par l'employeur de ses obligations sociales et du droit du travail.

Ces points relèvent du dossier de l'entreprise, pas de celui du candidat. C'est pourquoi le service RH doit préparer ses propres justificatifs en amont : attestations de cotisations à jour, preuve de publication de l'offre, contrat ou promesse d'embauche détaillant poste, salaire et durée.

Deux professionnelles examinent des documents en réunion
Photo : Kampus Production sur Pexels

La taxe employeur et le coût à prévoir

Une taxe employeur est due à la première admission au séjour d'un salarié étranger. Son montant dépend de la durée du contrat et du salaire, et service-public.fr en publie le barème. Mieux vaut le consulter au moment de budgéter le recrutement plutôt que de reprendre un chiffre ancien.

Côté salarié, les frais de visa de long séjour s'élèvent à 99 € en plein tarif selon le barème publié par France-Visas. Certaines entreprises choisissent de les prendre en charge. Ce n'est pas une obligation, mais c'est une question qui revient souvent en entretien et qu'il vaut mieux avoir tranchée.

Pour une personne déjà en France et titulaire d'un titre de séjour, l'employeur doit vérifier l'authenticité de ce titre auprès de la préfecture du lieu d'embauche au moins 2 jours ouvrables avant la date effective d'embauche. Cette vérification ne concerne pas la procédure d'introduction depuis l'étranger décrite ici.

Accompagner le candidat pour la demande de visa

Une fois l'autorisation obtenue, la main passe au candidat. Le visa de long séjour se demande en ligne, pas plus de 3 mois avant le départ prévu d'après service-public.fr, puis le dossier est déposé auprès du consulat ou du prestataire désigné. Le consulat dispose de son propre pouvoir d'appréciation : l'autorisation de travail ne vaut pas délivrance du visa.

Le service RH peut faciliter les choses sans se substituer au candidat. Concrètement :

  • envoyer une copie lisible de l'autorisation de travail et du contrat signé ;
  • indiquer une date d'arrivée réaliste, compatible avec les délais consulaires ;
  • fournir une attestation d'emploi qui reprend exactement les mêmes informations que le contrat (intitulé du poste, salaire, lieu).

La cohérence entre les documents de l'employeur et ceux du candidat compte beaucoup. Un intitulé de poste différent entre la promesse d'embauche et l'attestation, et le dossier soulève une question inutile.

À l'arrivée, si le visa délivré est un VLS-TS, il doit être validé en ligne dans les 3 mois, avec une taxe qui s'ajoute aux droits de visa (service-public.fr). C'est une étape que beaucoup de salariés découvrent trop tard.

Former le service RH plutôt que sous-traiter à chaque recrutement

Pour une entreprise qui recrute à l'international une fois par an, un accompagnement ponctuel peut suffire. Pour celles qui recrutent régulièrement, former une ou deux personnes du service RH fait gagner du temps sur chaque dossier.

Le Module 12 de la Formation DiaVisa est entièrement consacré au visa salarié : autorisation de travail, pièces côté employeur et côté candidat, articulation avec la demande de visa, erreurs fréquentes. Il s'appuie sur les modules 5 (dossier documentaire) et 8 (dépôt et entretien). Les questions qui touchent au droit du travail des étrangers dans une situation particulière relèvent d'un avocat, et la formation se termine par un échange avec un avocat partenaire qui a 10 ans d'expérience en droit des étrangers.

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Le Module 12 détaille la procédure côté employeur et côté candidat. Les packs entreprises permettent de former plusieurs personnes avec une facture au nom de la structure.

390 € TTC ou 3 × 135 €. Packs associations et entreprises : 100 accès à 3 500 € ou 500 accès à 10 000 € TTC. Contenu pédagogique, il ne remplace pas une consultation d'avocat.

La collection Droit des étrangers en France

Côté RH, le tome 9 Travailler en France quand on est étranger, le tome 2 L'ANEF sans stress et le tome 3 Obtenir son visa pour la France couvrent les deux côtés de la procédure. Écrits par ARTHEMIS et Martial Bouloumié, en collaboration avec un avocat partenaire qui a 10 ans d'expérience en droit des étrangers.

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Questions fréquentes

Qui dépose la demande d'autorisation de travail ?

L'employeur, ou une personne qu'il mandate. La demande se fait en ligne. Le candidat n'a pas à la déposer lui-même.

Faut-il toujours publier l'offre pendant 3 semaines ?

C'est la règle générale publiée par service-public.fr, avec des exceptions, notamment lorsque l'emploi figure sur la liste des métiers en tension.

L'autorisation de travail suffit-elle pour venir travailler ?

Non. Le salarié qui réside à l'étranger doit ensuite obtenir un visa de long séjour. La décision appartient aux autorités consulaires.

Quand le candidat peut-il déposer sa demande de visa ?

Après réception de l'autorisation de travail, et pas plus de 3 mois avant le départ prévu, selon service-public.fr.

Blog édité par la SAS ARTHEMIS (DiaVisa), 15 rue des Halles, 75001 Paris, RCS Paris 953 816 972. Contact : contact@arthemis.cloud. Informations générales à jour au 28/09/2026, qui ne remplacent pas une consultation d'avocat. Les décisions de visa appartiennent aux autorités consulaires. Charte d'éthique v13.3. Photos : Pexels.