Carte de résident et naturalisation : la place de l'examen civique

Carte de résident et naturalisation : la place de l'examen civique

Une rue pavée du vieux Lyon bordée d'immeubles anciens

Photo : Travel Photographer, Pexels.

Examen civique

Une installation en France pour des études ou un emploi commence par un visa, puis par un premier titre de séjour. Les étapes suivantes, carte de séjour pluriannuelle, carte de résident et naturalisation, ont désormais un point commun : la réussite à l'examen civique. Voici où il se place dans chacune de ces démarches, et ce qu'il ne remplace pas.

Trois démarches concernées depuis 2026

Depuis le 1er janvier 2026, la réussite à l'examen civique est exigée des ressortissants de pays hors Union européenne pour trois démarches : la première demande de carte de séjour pluriannuelle, la première demande de carte de résident et la demande de naturalisation. Le ministère de l'Intérieur rattache cette exigence à la loi du 26 janvier 2024 et, pour la naturalisation, à un décret du 15 juillet 2025. La direction générale des étrangers en France précise que l'exigence vaut aussi pour la réintégration dans la nationalité française.

Le format est le même pour tous : 40 questions à choix multiples en français, dont 28 questions de connaissances et 12 mises en situation, en 45 minutes au maximum, avec 32 bonnes réponses exigées, soit 80 %.

Ce qui change selon la démarche

Le portail formation-civique.interieur.gouv.fr publie deux listes officielles de questions de connaissances, l'une de niveau carte de séjour pluriannuelle, l'autre de niveau carte de résident. La direction générale des étrangers en France publie de son côté une liste propre à la nationalité française. Les cinq thèmes restent identiques, mais les questions ne sont pas les mêmes. La liste de niveau carte de résident demande par exemple « En quelle année Napoléon Ier est-il devenu empereur ? » ou « En 1944, qu'est-ce qui a changé pour les femmes ? ».

DémarcheExamen civiqueAutres éléments cités par les sources officielles
Première carte de séjour pluriannuelleExigé, liste de niveau CSPCertification de français de niveau A2 pour un titre de plus d'un an, contrat d'engagement à respecter les principes de la République
Carte de résident de longue durée-UEExigé, liste de niveau CR5 ans de séjour régulier, français de niveau B1, ressources, assurance maladie (service-public.fr)
Naturalisation par décretExigé, liste propre à la nationalitéEn règle générale 5 ans de résidence, connaissance suffisante du français justifiée par un diplôme ou une attestation, entretien d'assimilation en préfecture

Le renouvellement d'un titre de séjour n'exige pas l'examen, et l'attestation de réussite n'a pas de durée de validité. Des exemptions existent, notamment pour les bénéficiaires d'une protection internationale et pour certains ressortissants couverts par un accord bilatéral.

L'examen civique et la naturalisation

Pour être naturalisé, il faut justifier de son assimilation à la communauté française. Service-public.fr indique que cette assimilation passe par deux éléments : la réussite à l'examen civique et un entretien en préfecture. Lors de cet entretien d'assimilation, l'agent vérifie l'adhésion aux principes et aux valeurs essentiels de la République. Le demandeur signe à l'issue la Charte des droits et devoirs du citoyen français. Le livret du citoyen peut servir à préparer cette étape.

L'examen et l'entretien ne se confondent pas. L'examen est une épreuve écrite standardisée, passée dans un centre agréé ; l'entretien est un échange individuel en préfecture. Réussir le premier ne dispense pas du second.

La décision prend la forme d'un décret. Selon service-public.fr, l'administration dispose de 18 mois au plus après la remise du récépissé pour répondre, délai ramené à 12 mois pour une personne qui réside en France depuis au moins 10 ans. Elle conserve un large pouvoir d'appréciation : une demande peut être rejetée ou ajournée si l'acquisition de la nationalité n'est pas, ou pas encore, jugée envisageable.

Un cycliste dans une rue étroite et calme de Bordeaux
Carte de séjour pluriannuelle, carte de résident, naturalisation : trois étapes possibles d'une installation durable. Photo : Czapp Árpád, Pexels.

Quand passer l'examen

La direction générale des étrangers en France indique que l'examen doit être passé avant le dépôt de la demande de titre de séjour. Le portail officiel ajoute qu'on peut le passer à tout moment et autant de fois que nécessaire. Il n'y a donc pas d'avantage à attendre le dernier moment : l'attestation obtenue reste valable sans limite de durée.

Pour la carte de résident comme pour la naturalisation, l'examen civique est une condition parmi d'autres, sans aucune promesse de résultat. La préfecture ou l'administration compétente examine l'ensemble du dossier et reste seule à décider.

Préparer l'épreuve

Le ministère de l'Intérieur rappelle que la préparation peut se faire gratuitement, avec les fiches thématiques et les listes officielles de questions publiées en ligne. Il met aussi en garde contre les sites qui font payer l'accès à des contenus présentés comme officiels. Pour un entraînement structuré en complément, PassCitoyen propose des questionnaires sur les cinq thèmes, un suivi de progression et des examens blancs au format officiel. C'est un service privé édité par la SAS ARTHEMIS, non affilié au ministère de l'Intérieur, à la direction générale des étrangers en France ni à l'OFII, qui ne délivre aucune attestation officielle et ne donne aucun avantage dans la procédure.

Ces démarches viennent tard dans un parcours. Au départ, il y a un projet d'études ou d'emploi à construire, ce à quoi sert la formation Mon projet France, puis un visa à identifier avec le Diagnostic Visa France. La décision de visa appartient aux autorités consulaires.

Entraînez-vous à l'examen civique

1 218 questions, 100 questionnaires et 328 mises en situation sur les cinq thèmes officiels, avec des examens blancs de 40 questions en 45 minutes.

Paiement unique, sans abonnement : 12,50 € (15 jours), 22,50 € (3 mois), 34,99 € (9 mois). PassCitoyen est un service privé édité par la SAS ARTHEMIS, non affilié au ministère de l'Intérieur.

La collection Droit des étrangers en France

Le tome 5 Devenir Français détaille la naturalisation, le tome 4 Le guide des titres de séjour présente les cartes de séjour et de résident, et le tome 2 L'ANEF sans stress accompagne les démarches en ligne.

10 tomes en PDF, lisibles sur téléphone : 11,99 € le tome, 29,90 € les 3, 59,90 € l'intégrale (TTC). Écrits par ARTHEMIS et Martial Bouloumié, en collaboration avec un avocat partenaire qui a 10 ans d'expérience en droit des étrangers.

Questions fréquentes

L'examen civique est-il exigé pour la naturalisation ?

Oui. Depuis le 1er janvier 2026, l'attestation de réussite est exigée pour toute demande de naturalisation ou de réintégration dans la nationalité française, selon la direction générale des étrangers en France.

Les questions sont-elles les mêmes pour la carte de résident et la naturalisation ?

Le format et les cinq thèmes sont identiques, mais des listes officielles distinctes existent pour la carte de séjour pluriannuelle, la carte de résident et la nationalité.

Faut-il repasser l'examen pour renouveler sa carte ?

Non. L'attestation n'a pas de durée de validité et n'est pas demandée pour le renouvellement d'une carte de séjour.

Réussir l'examen suffit-il pour être naturalisé ?

Non. Il faut aussi remplir les autres conditions, passer l'entretien d'assimilation en préfecture, et l'administration garde son pouvoir d'appréciation.

Blog édité par la SAS ARTHEMIS (DiaVisa), 15 rue des Halles, 75001 Paris, RCS Paris 953 816 972. Contact : contact@arthemis.cloud. Informations générales à jour au 28/09/2026, qui ne remplacent pas une consultation d'avocat. Les décisions sur les titres de séjour et la naturalisation appartiennent à l'administration. Charte d'éthique v13.3. Photos : Pexels.